UB pour les intimes

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La capitale de la Mongolie, Oulan-Bator (ou de son petit nom UB), cumule deux records. Celui de la capitale la plus froide du monde, et celui, plus subjectif, de la capitale la plus moche du monde.

 

Pour le premier point, on va se contenter de faire confiance aux relevés météo des dernières décennies. Mais comme ça, au feeling, ça nous semble plausible. Rien qu’en septembre et en octobre, on a pu apprécier la rudesse du climat mongol. Il y a même neigé mi-septembre, pendant que nous étions en tour. Alors en plein hiver, on ne doute pas qu’il fasse bien bien froid dans la capitale !

 

Pour le second point, en revanche, il conviendrait de le nuancer. Oulan-Bator n’est certes pas le plus bel endroit du monde, ni même de Mongolie, mais cette ville peut valoir le coup de s’y arrêter quelques jours. Surtout que quand on visite le pays, il est difficile de ne pas avoir à y passer.

 

IMG_1562En effet, rares sont les voyageurs qui ne démarrent pas leur découverte de la Mongolie à Oulan-Bator. Bien sûr, il existe des personnes plus aventureuses qui arrivent dans le pays par la route, généralement par l’Ouest en provenance de l’ancienne route de la soie et des pays d’Asie Centrale. Comme Marielle et Thomas, un sympathique et amusant couple en quête de nouilles dont nous suivions les aventures sur internet avant de les rencontrer pour de vrai dans la capitale.

 

Alors quitte à devoir y passer, autant rendre son séjour à Oulan-Bator à la fois utile et agréable.

 

 

Le SunPath Hostel

C’est au Sunpath Mongolia qu’on a choisi d’élire domicile pour notre arrivée à Oulan-Bator. On en avait eu d’excellents échos de la part de différents voyageurs qui y sont passés, et on n’a pas été déçus !

 

201510 - Mongolie - 1087Pourtant, de l’extérieur, ça ne paie vraiment pas de mine. C’est même carrément moche, avec juste un petit écriteau « Sunpath – Tour and Hostel » accroché à une fenêtre, et visible uniquement depuis un parking-terrain vague. Puis il faut rentrer dans un immeuble gris, glauque et sombre et frapper à la porte de droite au premier étage. Aucune indication sur la porte, il faut connaître l’endroit !

 

A notre arrivée matinale, c’est un peu l’effervescence. Une dizaine de personnes sont sur le qui-vive, dans l’attente de leur véhicule pour partir en tour. Le tour organisé, c’est la forme de voyage la plus commune en Mongolie. En effet, entre les infrastructures routières chaotiques, la difficulté des transports locaux, l’éparpillement des attractions touristiques dans l’immensité du pays et la difficulté de la langue mongole, partir avec un chauffeur et un guide simplifie grandement la vie.

 

Une fois les groupes partis et le calme revenu, on pénètre dans l’appartement, se déchausse (c’est la règle ici) et découvre le sympathique appartement-guesthouse. Une grande pièce à vivre commune, centrale, avec de beaux tapis au sol. Des canapés dans un coin, une petite table basse avec des bouquins, un ordinateur portable en libre-service et bien sûr un classeur avec les détails de tous les tours organisés. Un coin cuisine équipé. Et tout autour, des chambres-dortoirs pour 2, 4, 6 ou 8 personnes. De simples lits superposés et des casiers qui ferment à clé. Et deux WC ocidentaux et deux douches. Parfait pour n’importe quel backpacker.

 

Il y a aussi la « femme de maison », une mongole qui est là en permanence et s’occupe de l’entretien, des lits, du linge, du petit-déjeuner et d’ouvrir la porte. En fait, elles sont deux ou trois à tourner toutes les 24 heures environ. Du coup, l’auberge est toujours nickel, et ça c’est vraiment appréciable. Et bien que l’appartement semble assez petit, ce sont bien 27 personnes (en comptant la femme de ménage) qui peuvent y passer la nuit !

 

 

Un carrefour de voyageurs

Dans la guest-house, c’est très souvent la même histoire. De nouveaux arrivants débarquent, quotidiennement. Ils viennent d’un peu partout dans le monde. Souvent, ils arrivent en Mongolie depuis Moscou, via le Transmongolien.

 

Une fois sur place, ils cherchent dans le catalogue le tour qui leur ferait plaisir, et discutent avec les autres voyageurs pour essayer de former des groupes de 5-6 personnes. Car bien sûr, plus on est de fous, moins c’est cher. Et très rapidement, le lendemain ou le surlendemain matin, ils partent en tour avec leurs nouveaux amis.

 

Le soir, c’est le ballet inverse. Les groupes rentrent de tour, les gens échangent leurs expériences sur leurs différents tours et préparent la suite de leur plan. Pour certains, rares, ce sera un autre tour, dans une autre région. Pour d’autres, ce sera déjà l’heure de rentrer à la maison. Et pour une bonne frange de la population, ce sera la Chine, en train.

 

En effet, on a constaté que pour beaucoup de voyageurs – plus que ce que l’on imaginait – la Mongolie était une étape d’un voyage au long cours, partant de Russie, se poursuivant en Chine, puis en Asie du Sud-Est. Et assurément, nombre de ces voyageurs se recroiseront en Asie. Certains même poursuivront leur bout de chemin ensemble. Et on imagine bien que c’est la même chose dans toutes les guest-houses de la ville. Et oui, Oulan-Bator, c’est un énorme carrefour de voyageurs !

 

 

Doljmaa, la chef d’orchestre

201510 - Mongolie - 1089Pour organiser ce ballet quotidien des entrants et des sortants, des tours qui partent et de ceux qui reviennent, il faut un cerveau, un chef d’orchestre : Doljmaa. Ce n’est pas le nom de code de l’ordinateur du SunPath, mais le prénom de sa gérante, une petite femme identifiable à sa veste polaire turquoise qu’elle ne quitte jamais. Et il faut avouer qu’elle fait un travail absolument remarquable.

 

Elle gère l’important turnover dans sa guest-house à la perfection : malgré les nombreux imprévus et changements de plans, tout le monde a toujours un lit pour la nuit. Elle organise aussi les tours de chacun, aide à former les groupes ou à ajouter quelqu’un à un tour qui vient de partir. En prenant le temps de discuter avec chacun de leurs souhaits, de leurs contraintes de temps, d’organisation et de prix, en leur donnant toutes les informations sur les sites plus ou moins touristiques, rares sont ceux qui ne trouvent pas chaussure à leur pied ! Patience et sourire, du petit matin jusqu’à tard le soir.

 

Mais en plus de tout ça, elle est aussi une source d’aide précieuse et infatigable : trouver un véhicule pour un trip à la journée ou à la demi-journée autour d’Oulan-Bator, réserver un taxi pour la gare ou l’aéroport, acheter des billets de train pour la Chine ou la Russie, récupérer des passeports fraîchement tamponnés de leur visa chinois, renseigner sur les différentes choses à faire à Oulan-Bator ou en dehors, et comment les faire, y aller, les jours et heures d’ouverture…

 

Mais le plus impressionnant, c’est qu’on ne la voit jamais avec un bout de papier ou un stylo. Tout ça, c’est dans sa tête que ça se passe, et on n’a jamais vu un raté. Quand on est rentrés un jour plus tôt de notre tour, après pourtant 22 jours, elle nous a immédiatement dit : « Mais vous êtes déjà là ? Je ne vous attendais que demain… Bon, tout s’est bien passé ? Ne vous inquiétez pas, je vais vous trouver de la place pour cette nuit ! »

 

Bref, une vraie perle, cette Doljmaa !

 

 

Un tour sur-mesure, rien que pour nous

Comme tout le monde au SunPath, c’est donc vers elle que l’on s’est tourné pour voir comment organiser notre visite de la Mongolie.

 

Au début, on voulait partir pour le long tour proposé par le SunPath, 3 semaines à travers le Nord, le Centre et le Sud. Histoire d’en voir un maximum. Et puis on a entendu parler et lu des choses à propos d’un festival se tenant en septembre, deux semaines après notre arrivée, dans l’extrême Ouest du pays, une région de culture kazakhe.

Un festival autour de traditions ancestrales kazakhes regroupant chasse à l’aigle, sports équestres, course de chameaux…

Un festival encore méconnu, car relancé il y a seulement quelques années par une agence touristique local.

Un événement similaire, mais de bien plus petite taille, au « Golden Eagle Festival » d’Ulgii, qui se tient chaque année début octobre et attire des visiteurs passionnés venus du monde entier.

Bref, on a vite compris que ce festival serait LE truc que l’on voulait voir en Mongolie !

 

Le problème pour Doljmaa, c’est qu’elle n’a pas de tour organisé pour aller là-bas. Alors on a étudié ensemble les alternatives pour nous y rendre : prendre un avion, se galérer dans un (terrible) transport local ou engager un transport privé juste pour nous. Mais entre les coûts financiers (avion, véhicule) ou le coût temporel et moral du bus, plus la question du retour, rien à faire, ça ne nous convient pas.

 

201509 - Mongolie - 0736Et puis au Sunpath, on a rencontré Jan et Mariola. Lui est hongrois de cœur, mais officiellement slovaque, et elle polonaise. Ils vivent à Londres, et eux aussi ont en tête d’aller à ce festival. Le contact est immédiatement bien passé, et comme on est maintenant un groupe de quatre, on peut envisager de bâtir un « tour spécial » pour ce festival.

 

Après, c’est toute la science de Doljmaa qui entre en action. Elle nous propose d’engager un chauffeur, un peu anglophone, et un véhicule. Puis elle construit les étapes pour nous faire profiter, lentement, des beautés de la route, et nous faire arriver à temps à Ulgii. Elle intègre nos volontés communes de passer un peu de temps dans des familles nomades : notre chauffeur sera chargé de nous faire héberger, et dîner, chez l’habitant, dans des yourtes trouvées sur la route. Tout cela est royal !

 

En revanche, nos projets post-festival diffèrent de ceux de Jan et Mariola. Eux veulent aller directement en Chine en passant le poste-frontière à l’Ouest du pays, nous on veut rentrer à Oulan-Bator pour prendre ensuite un train pour Irkoutsk. Pour eux, facile, le chauffeur leur arrangera les choses pour quitter le pays quand nous serons dans l’Ouest.

Pour nous, comme il faut que le véhicule rentre de toute façon dans la capitale, on décide de rentrera avec lui. Et quitte à être sur la route, autant en profiter pour voir autre chose, alors on passera par le Sud pour visiter un peu le désert de Gobi !

Un road-trip de 22 jours taillé sur mesure, avec la Mongolie Centrale, l’Ouest, le festival kazakh, le Gobi, une part d’hébergement chez l’habitant pour un prix plus avantageux qu’un tour organisé classique : chapeau Doljmaa !

 

Tout cela a pris un peu de temps à se mettre en place : quatre jours passés à Oulan-Bator avant d’enfin pouvoir partir. Quant au retour, on a eu cinq jours entre la fin de notre tour et notre train pour la Russie. Tout ce temps passé dans la capitale pourrait paraître une éternité, voire une horreur, si l’on en croit la mauvaise réputation de cette ville. Et bien non, il n’en a pas été du tout ainsi !

 

 

A voir et à faire à UB

Quand on fait abstraction de ces immeubles gris de style soviétique et que l’on creuse un peu, il y a possibilité de passer du bon temps à UB. Et il y en a même pour tous les goûts.

 

Déjà, il est agréable de se balader dans le centre, qui est suffisamment petit pour être parcouru à pied. Et on peut y apprécier divers styles d’architecture, comme l’ultra-moderne Sky Tower et les différents gratte-ciel de l’hypercentre. Mais on trouve aussi des temples et lieux de méditation, ou encore le Bogd Khan Palace, l’ancien palais d’hiver des khans, transformé aujourd’hui en musée. Mais surtout, il est intéressant de flâner et d’observer la vie sur l’immense place centrale, la place Chinggis Khan, où règne une statue du plus célèbre des mongols, mais aussi le palais du gouvernement. C’est aussi sur cette place que sont célébrés les grands évènements nationaux, ou encore que de nombreux couples viennent se faire photographier pour leur mariage !

 

Pour les amateurs d’histoire, la ville comprend de nombreux musées. Il y a bien sûr le musée national d’histoire, mais nous ne l’avons pas visité. Par contre, le Zaisan Memorial, tout au Sud de la ville, est un monument gratuit plutôt intéressant, à la gloire de l’amitié russo-mongole, et où l’on découvre plusieurs pans de la riche histoire commune de ces deux pays. Et de là-haut, on peut en plus jouir d’une jolie vue d’ensemble sur la ville !

 

Côté religieux, la ville compte quelques monastères dignes d’intérêt, issus du bouddhisme tibétain, dont le Gandan avec un immense bouddha à l’intérieur. On peut aussi assister le matin à des célébrations chantées par les moines. Et en ce moment, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la ville, un immense complexe bouddhiste est en construction, avec comme figure de proue un bouddha géant, plus haut que le Cristo Redentor de Rio ou la statue de la Liberté !

Non loin du Gandan, vers l’Est, en grimpant en haut d’une petite colline, on peut aussi découvrir un övöo, un kern de pierres décoré de tissus bleus flottant au vent, lieu sacré lié à des pratiques chamaniques. Les Mongols ont pour habitude d’en faire trois fois le tour dans le sens horaire, et d’y faire une donation à la fin (argent, nourriture, ou plus simplement petits cailloux). On trouve des övöo partout en Mongolie, sur les routes et dans les montagnes notamment, mais celui-ci, dans le centre d’Oulan-Bator, offre en plus une belle vue sur le centre-ville.

 

Pour les passionnés d’artisanat, d’objets traditionnels ou simplement de shopping, le Zanabazar Museum est sans doute un lieu digne d’intérêt. Le Narantuul Market (ou marché noir), vaut aussi le coup d’œil. Une immense place où l’on vend de tout, notamment tout ce qui peut servir à un mongol, des vêtements chauds aux cannes à pêches, en passant par les ustensiles de cuisine et les souvenirs.

 

 

Mais si on ne devait retenir que deux choses à voir à UB, ce serait indéniablement, pour nous, l’lntellectual Museum et, dans un tout autre registre, le spectacle de chants et danses traditionnels de Tumen Ekh. Nos deux gros coups de cœur.

 

201510 - Mongolie - 1063L’Intellectual Museum est le premier musée privé d’UB. Il a été fondé par Zandraa Tumen-Ulzii, un passionné de jeux et de puzzles, qui aurait créé son premier puzzle à l’âge de 11 ans. Dans un bâtiment à l’architecture originale, sur 4 ou 5 étages, on découvre une impressionnante collection de casse-têtes de tout type : puzzles tridimensionnels, casse-têtes de démontage, d’assemblage, de verrouillage, de déplacement, de dénouage, jeux d’anneaux et de cordes… Les jeux vont du plus simple, deux pièces de bois dont il faut trouver le mouvement pour les séparer, au plus compliqué, avec des milliers de pièces et de mouvements possibles. Quel génie !

On y trouve aussi une magnifique collection d’échiquiers et jeux de plateau du monde entier, souvent bâtis dans des matériaux précieux, dont les pièces et les motifs s’inspirent d’éléments culturels aussi divers que les personnages de guerre mongols ou les instruments de musique du monde.

 

201510 - Mongolie - 1061Par son enthousiasme à nous montrer comment faire et défaire certains casse-têtes, la sympathique guide du musée rend l’heure de visite tout à fait fascinante. On est même invité, parfois, peut-être un peu trop rarement à notre goût, à tenter de résoudre certains casse-têtes.

La visite se termine par quelques tours de magie basiques dont on nous explique les fondements. A moins de passer, comme nous, encore près d’une heure dans la boutique à continuer à jouer avec quelques-uns des puzzles proposés à la vente. Des heures qui mettent durement à l’épreuve notre logique, notre perception de l’espace et nos facultés mathématiques, pour notre plus grand plaisir !

 

 

Rien à voir, mais tout aussi magique, le spectacle de l’ensemble national de chant et danse mongol nous a subjugués. Il se déroule tous les soirs de semaine, et aussi de weekend pendant l’été, dans un bâtiment rond et rose un peu vieillot qui ne paie pourtant pas de mine. Mais dès les premiers chants, c’est une grosse claque ! Et pendant 70 minutes, on en prend plein les mirettes et les esgourdes !

Costumes, chapeaux, instruments de musique, danses, contorsions : visuellement, le spectacle est de toute beauté.

Quant aux chants, qu’ils soient courts, longs, ou de gorge (mais jusqu’où vont-ils pour aller chercher de tels sons ?), ils nous ont profondément touchés. Le fait de n’être assis qu’à quelques mètres des chanteurs, qui performent sans micro, dans une petite salle, rend leur performance encore plus prenante ! Et quand les instruments traditionnels, cordes, instruments à vent et xylophones, se mettent à vibrer en harmonie avec ces merveilleux chanteurs, la magie opère !

 

Mais le plus truculent, et aussi le plus surprenant, dans ce spectacle, ce sont peut-être les danses issus du chamanisme, ou l’inimaginable tsam, qui relève lui du bouddhisme tibétain. Là, l’ambiance est complètement différente. Les musiques semblent plus disharmonieuses, mais aussi envoûtantes, avec l’utilisation d’instruments aux sons inhabituels comme les cymbales ou cette énorme corne de brume de plusieurs mètres.

Quant aux danses, aux costumes et aux masques employés spécifiquement pour ces danses, ils semblent venir tout droit d’un autre univers. L’apothéose inouïe d’un spectacle qui nous a vraiment pris aux tripes !

 

 

Et même se régaler à UB ?

Dans un voyage en Mongolie, il existe un moment particulier où on se rend encore plus compte du potentiel d’Oulan-Bator, c’est quand on revient d’un tour.

Après plusieurs jours de voyage dans des conditions difficiles, UB est le lieu du retour au confort et à la modernité. C’est là qu’on peut profiter à nouveau des choses simples de la vie, comme prendre une douche, nettoyer puis porter des vêtements propres, s’asseoir sur des WC avec un siège et une porte, se replonger dans l’atmosphère chaleureuse du Sunpath… Un vrai bonheur !

Et on ne parle même pas du fait de retrouver une alimentation diversifiée, de manger autre chose que de la soupe de nouilles au mouton et de boire autre chose que du lait chaud salé…

 

Ah ben si, parlons-en en fait !

 

La nourriture mongole est, il faut le reconnaître, difficile. Tant par le peu de produits disponibles que par l’utilisation décevante qui en est faite. On en reparlera. Mais quand on voyage dans la campagne, c’est presque impossible d’y échapper. Alors quand on rentre à Oulan-Bator, on se met rapidement à la recherche de quelque chose de différent, voire de bon, à se mettre sous la dent.

 

Déjà, il est toujours possible de continuer à manger mongol, bien sûr. Mais en un peu mieux. La ville est pleine de restaurants traditionnels, de cantines et de boui-bouis. Certes, on y mange toujours des buuz ou du mouton, mais avec un peu de légumes, du riz voire une sauce cuisinée, bref, avec un autre goût et de manière un peu plus élaborée ! Et l’avantage, c’est que c’est extrêmement peu cher (moins de deux euros pour un repas bien copieux).

 

Mais si l’on est prêt à faire des folies pour fêter son retour à UB, à dépenser cinq euros dans un repas complet (le prix de n’importe quel restaurant international en fait), on a trouvé quelques perles. Tenues par des français, bien sûr :)

Ainsi, les amateurs de soupes copieuses et délicieuses, mais aussi de salades, de burgers (y compris végétariens) et de frites (les frites de patate douce sont une tuerie !) en auront pour leur compte au Soup Bar.

Et pour déguster une délicieuse cuisine, simple mais préparée avec le cœur, rendez-vous au Green Zone. Financièrement encore plus abordable que le Soup Bar, on peut en plus s’y délecter de desserts (oui, de desserts, un mot qui n’existe même pas en mongol !) faits maison. Leur fondant au chocolat est un must et vaut presque à lui seul de rester une journée de plus à UB si on n’a pas eu l’occasion d’y goûter avant de partir !

 

En revanche, on avait lu beaucoup de belles choses sur le Luna Bianca, le soi-disant paradis des végétariens. Il est vrai qu’ils ont la vie dure en Mongolie, et je ne les envie pas ! Mais pour nous, qui ne sommes pas végétariens, ni des fanatiques de la viande, c’était un peu la déception. Ils proposent une sorte de cuisine asiatico-traditionnelle où la viande est systématiquement remplacée par du soja. Alors pour ce prix-là et ce goût-là, autant manger directement de la viande. Vraiment dommage, car il y aurait la place de faire bien mieux en matière de cuisine végétarienne, sans utiliser systématiquement le soja !

 

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Enfin, pour ceux qui auraient envie de se cuisiner un bon petit plat maison avec des produits plus occidentaux et de qualité, c’est au Mercury Market que ça se passe. Là où tous les expats d’Oulan-Bator font leurs courses quand ils ont un petit coup de blues. Par contre, c’est là aussi que l’on trouve la nourriture la plus chère de la ville. Ben oui, on a rien sans rien !

 

 

 

Alors, ça peut paraître inimaginable comme ça, mais pourtant, hors workaway, Oulan-Bator est la ville où nous sommes restés le plus longtemps dans les 15 derniers mois. 9 jours en tout, 4 avant notre tour, et 5 en revenant, qui sont finalement passés assez vite tant on s’est bien sentis dans notre hostel et dans cette ville. Et encore, après tout ce temps, il y a encore des choses qu’on aimerait visiter.

Une ville qui ne mérite pas sa réputation, une ville qui ne mérite pas d’être fuie dès que possible, mais au contraire d’être un peu mieux connue.

 



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