Le scotch whisky de Tomatin

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Visiter l’Ecosse sans découvrir les mystères d’un single malt ? Ce serait dommage ! Alors après avoir loupé l’opportunité de visiter la distillerie Talisker à Carbost sur l’île de Skye, il fallait absolument nous rattraper à Inverness.

 

Notre choix s’est porté sur la distillerie de Tomatin, essentiellement car elle n’est située qu’à 25min d’Inverness et que de nombreux bus passent par là.

Cette distillerie propose un tour guidé de ses installations avec dégustation comparative de trois de ses whiskies à un prix honnête. Cela dit, elle propose aussi des dégustations plus poussées pour les plus fins connaisseurs.

Une bonne occasion d’en savoir plus sur cette spécialité écossaise.

 

La distillerie se situe sur un terrain assez étendu. Nous traversons d’abord de nombreux entrepôts vieillissants, passons sous une voie ferrée, longeons des habitations avant d’arriver à l’accueil des visiteurs.

Nous y sommes reçus par un certain Hector qui nous propose de nous joindre à un groupe pour faire la visite une demi-heure plus tard. Et ce pour moitié prix. Nous demandons si le tour inclut néanmoins quelques dégustations. Ce n’est pas qu’on vient pour ça, mais un peu quand même :)

Hector nous explique que le groupe a une dégustation de prévue mais que si on reste discrètement près du bar à la fin de leur visite, il pourra nous faire découvrir plus de whiskies. Sympa l’ami ! On prend !

En attendant l’arrivée du groupe, nous regardons un DVD en français de présentation de Tomatin. De quoi avoir quelques bases en matière de whisky.

Un premier groupe arrive, pas le notre, regarde à son tour le DVD, se jette un fond de whisky, prend une photo avec un écossais en kilt et repart aussi vite qu’il est arrivé. Effrayant.

 

Notre groupe arrive finalement et nous démarrons la visite par l’entrepôt où arrive l’orge. On rappelle que pour le whisky, seuls 3 ingrédients sont nécessaires : de l’orge, de l’eau, des levures.

L’orge vient bien sûr d’Ecosse, où il pousse abondamment.

Vient ensuite le brassage, où l’orge concassé est mélangé avec de l’eau. L’eau pure venant des montagnes alentours bien sûr.

On ajoute ensuite des levures pour lancer la fermentation du mélange, qui donnera une sorte de bière forte et un peu trouble.

Nous visitons alors le lieu de distillation, avec ses 12 immenses alambics en cuivre. A savoir que chaque distillerie possède sa propre forme d’alambic et que celle-ci influe, un peu, sur le goût.

Après deux distillations successives, le liquide est mis en fût et devient, après un minimum de trois années de maturation, du whisky.

Le choix du bois des tonneaux détermine à 80% le goût du futur whisky. D’ailleurs on retrouve dans la cave à tonneaux cette odeur caractéristique des caves françaises où vieillit le vin. Quel plaisir !

 

 

Et voici arrivé le moment de la dégustation. Tout le monde se voit offrir le classique « Tomatin single malt 12 years ». Difficile de décrire son goût, nos connaissances en la matière étant limitées. Mais nous l’avons bien apprécié.

201407 - Ecosse - 0170Une fois le groupe parti, nous pouvons profiter du reste de la dégustation et discuter un peu avec Hector, dont l’accent local est marqué, mais compréhensible.

Il nous fait découvrir le Cu Bocan, fait à partir d’orge fumée à l’aide de pierres chaudes. On y retrouve effectivement ce goût de fumé caractéristique.

On déguste aussi le 15 ans et le 18 ans d’âge, aux goûts très différents, l’un vieilli exclusivement en fût de chêne, l’autre dans des anciens fûts de bourbon puis sherry.

 

A l’occasion de cette dégustation nous découvrons aussi quelques anecdotes et particularités de la distillerie de Tomatin :

  • Elle produit peu de déchets, tous les résidus de production sont réutilisés pour nourrir le bétail et les champs des fermiers alentours ou réinjectés en phase de distillation.
  • Les employés sont logés sur place, dans les habitations devant lesquelles nous étions passées. La distillerie est en effet assez isolée de la ville, comme cela est généralement le cas puisque toutes les distilleries étaient clandestines jusqu’au 19ème siècle.
  • Les tonneaux sont encore fabriqués sur place, fait assez rare désormais.
  • Afin de prévenir la tentation de voler de l’alcool pendant la fabrication, les employés se voyaient offrir quelques verres chaque jour (matin, midi et soir). Pratique abandonnée de nos jours, il paraît que ce n’est pas très bon de boire au boulot.

 

Au final nous avons passé plus de deux heures dans la distillerie, un agréable moment dans ce must de la culture écossaise, en particulier grâce à la gentillesse d’Hector.

Nous ne saurions pas dire s’il s’agit de bon ou très bon whisky, mais nous avons apprécié cette distillerie qui a su conserver quelques moyens de production traditionnels et des valeurs humaines.

 

Infos pratiques

Distillerie Tomatin

Depuis Inverness, 25min de bus en direction de Perth/Edinbourg/Glasgow (bus Citylink, donc inclus dans notre pass).

Visite + 3 dégustations : 6£. Nous n’en avons payé que 3 en prenant part à un groupe déjà formé.

Visite + 6 dégustations expertes : 10£.



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