Surabaya, le retour de l’hospitalité à l’iranienne

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Après six jours d’exploration du cœur culturel et historique de Java, Yogyakarta, c’est en train que l’on a choisi de rejoindre Surabaya. Le train est vraiment un mode de transport pratique et agréable pour voyager à travers l’île. Même dans la classe la plus économique, même bondé comme ce fut le cas ici, les trains locaux sont relativement confortables. La climatisation, quoique futile en cette saison, y reste raisonnable, et l’espace suffisant à la fois pour soi et ses bagages. Mais surtout, les voyageurs locaux sont très sympathiques, accueillants, bienveillants et désireux d’échanger avec nous. Presque une constante à Java.

 

Et puis à notre arrivée en gare de Surabaya, il y a eu Nhya. Elle était déjà là, à nous attendre, son foulard rouge noué autour de ses cheveux. Bien qu’on ne l’avait jamais rencontrée, on a tout de suite su que c’était elle. Nhya, notre hôte en couchsurfing pour les quelques jours à venir. Un couchsurfing « all inclusive », porte à porte, du train d’arrivée au train de départ, qui nous a beaucoup rappelé ce qu’on a connu en Iran. Un couchsurfing également synonyme de partage, où on a découvert Surabaya sous toutes ses (hautes) coutures, et beaucoup appris sur la vie d’une jeune femme d’affaires dynamique dans une grande métropole d’Indonésie.

 

Surabaya en long, en large et en travers, mais surtout en voiture

Qui dit couchsurfing à l’iranienne dit forcément voiture. Avec Nhya, c’est la même chose : on passe de longues heures à se faire trimballer en voiture aux quatre coins de la ville, à droite, à gauche, au milieu, et rebelote dans l’autre sens. Très vite, il a fallu qu’on replonge dans nos leçons de lâcher-prise inculquées en Iran, qu’on réapprenne à se laisser (trans)porter, sans réfléchir au comment, au pourquoi, au quand, au où. Et cela pendant cinq jours ! Cinq jours où on en a vu de toutes les couleurs : un temple chinois dans un parc d’attraction délabré, une boulangerie chic, un musée sur l’indépendance, un stand de boulettes de viande, une balade en bateau dans la mangrove, un food court de luxe, un pont vers l’île de Madura…

 

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L’idée est la suivante : entre chaque visite de site plus ou moins improbable, on va à un endroit à l’autre bout de la ville pour goûter à une spécialité locale.

Peu importe la distance, ce n’est pas grave, on est en voiture, et il y a la clim ! Heureusement, les expériences culinaires dégotées par Nhya sont toujours excellentes, car Nhya a bon goût et connaît les bonnes adresses. En revanche, dans l’itinéraire de la journée et l’agencement des dégustations, il faut parfois jouer du lâcher prise.

Un coupe de fruits avec de la glace pilée à 12h ? Puis une soupe avec des boulettes de viande à 15h ? Puis une glace avec des frites à 17h ?

Oui, avec plaisir !

L’important, c’est que ce soit bon, pas l’heure ni l’ordre dans lequel on mange. Et puis, c’est une forme d’immersion dans les habitudes locales, car apparemment, les Indonésiens aiment bien mélanger les goûts : le sucré, le salé, l’acide, le chaud, le froid… tout s’accommode avec le pimenté !

 

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Ces longs trajets en voiture nous ont aussi montré combien les Indonésiens, au même titre que les Philippins ou les Iraniens, encore eux, n’aimaient pas marcher. Il faut toujours se garer au plus près du site visité. D’ailleurs, quasiment toutes les attractions touristiques y compris les sites naturels disposent de facilités d’accès et de parkings. Autrement, ce ne seraient pas des attractions !

Quand il n’y a pas de place immédiatement à côté de l’entrée, Nhya demande à Tri, son mari, de nous déposer tous les trois au plus près de l’entrée avant d’aller garer la voiture un peu plus loin. Et quand Tri n’est pas là, on peut faire appel au service du « valet », ou voiturier en bon français. Nhya n’aime pas ce service, elle trouve que c’est cher payé – effectivement ça l’est – et en plus ils ne sont pas toujours très honnêtes. On l’a constaté : le voiturier lui a rendu sa monnaie avec l’argent qu’il avait pris dans sa voiture !
Mais comme il pleuvait, pas le choix, il a bien fallu passer par le valet.

 

Car quand il pleut il n’est même plus question de sortir dehors. Marcher un peu, pourquoi pas, mais pas sous la pluie. C’est dommage car en ce moment à Surabaya il pleut tous les jours… Alors soit on va sur un site qui dispose d’un parking couvert, ou au moins d’un service de voiturier, soit on reste dans la voiture. Même pour manger. Il suffit de se garer juste devant le stand de rue qui va bien, commande, service, paiement et dégustation au volant : le drive-in à l’indonésienne.

 

Le mode all inclusive

Autre point commun avec l’Iran : le sentiment de toujours se faire inviter. Pourtant on a insisté, on a essayé de lâcher un billet, de partager l’addition, d’inviter nos hôtes en retour. Mais chaque proposition a été fermement déclinée. Comme en Iran, l’invité est roi et c’est à nos hôtes de s’occuper de tout.

 

Pour rééquilibrer la situation, il a fallu ruser. Se jeter en premier avec son billet sur le guichet par exemple. Dans un restaurant, Sandrine a trouvé une fois la parade : elle a mis sa chaise en travers du passage pour bloquer l’accès du comptoir à Nhya, ce qui m’a permis d’aller régler la note. On a aussi établi une règle sournoise : celui qui cuisine paie les courses. Et ça tombait bien, Nhya avait très envie qu’on cuisine ensemble des plats « européens ».

 

Les soirées popote chez Tri et Nhya

Il n’y a pas que lors de nos sorties en ville que notre hôte s’est pliée en quatre pour nous. A la maison, pour le dîner ou le petit déjeuner, on a aussi eu droit à quelques spécialités javanaises remarquablement présentées et préparées. Autant d’opportunités de découvrir comment les Indonésiens mangent à la maison: avec les mains, en essayant de mélanger un peu de tous les goûts et de toutes les textures en même temps dans la bouche. Et les couverts, normalement, c’est juste pour le service.

 

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Après la cuisine locale, c’était à notre tour de faire découvrir notre gastronomie à Nhya. Et accessoirement à son mari et ses enfants, même si cela ne semblait pas trop les intéresser. Mardi gras oblige, on a fait des crêpes. Pour la première fois du voyage !

 

Et faire des crêpes en Indonésie, ce n’est pas si facile. Déjà, il faut trouver les bons ingrédients : la farine de blé, par exemple, dans un pays où on utilise essentiellement de la farine de riz. Pour les garnitures, il faut oublier tout ce qui est à base de porc, et le fromage est également une denrée rare. Finalement, on a trouvé une sorte de bleu, le « Danish Blue », ainsi que des légumes et des espèces de tranches de saucisse de bœuf qui se sont parfaitement substituées au jambon. Pour le sucré, le nutella, la banane, le sucre et le citron font bien l’affaire.

Il faut aussi trouver les bons ustensiles : à défaut de crêpière, on se débrouille avec les moyens du bord, un wok à fond plat, ce qui nous a donné des crêpes assez petites.

 

Nhya prend bien soin d’observer tout ce que l’on fait, sans trop saisir la distinction entre la partie crêpes et la partie garniture. Par contre, elle a pris grand plaisir à s’initier à la technique du retournement de crêpe. Pas si simple avec un wok bien plus lourd qu’une crêpière traditionnelle.

A table, on est rassuré. Nos hôtes semblent apprécier la crêpe brocoli-champignon-bleu. Ce n’était pas gagné d’avance, surtout pour le bleu, qui a un goût tellement lointain de tout ce qui existe dans la gastronomie javanaise. Et les crêpes sucrées ont eu aussi un grand succès : nutella-banane et citron-sucre, voilà deux valeurs sûres. Même Tri, qui reconnaît lui-même que manger n’est pas sa plus grande passion, semble apprécier. Ou alors il est très poli, c’est possible aussi…

 

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Tri et Nhya ont également affiché une grande curiosité pour les crêpes, quand ils ont commencé à comprendre que l’on pouvait les garnir avec à peu près tout et n’importe quoi. Ce qui a donné à peu près le dialogue suivant :

– Ah bon ? Alors on peut aussi faire ça avec du poulet ?
– Oui, oui, c’est possible
– Et du poisson séché ? Et du durian ?
– Mouais, disons que chez nous, on n’en a pas… Mais pourquoi pas, si tu veux…
– Et sur la nutella-banane, je peux rajouter du sucre alors ?
– Bah, on va pas te l’interdire, tu es chez toi, fais comme tu veux… Mais ton médecin est d’accord ?

 

En même temps, on venait de manger des glaces avec des frites 3 heures avant. Leurs goûts alimentaires n’ont pas fini de nous surprendre !

Pour Nhya, tous ces repas et sessions de cuisine chez elle ont également été autant d’occasions de prendre des photos, des selfies et de publier des messages sur les réseaux sociaux.

 

Hyperconnectée

S’il existe un objet qu’elle ne quitte jamais ni des mains, ni des yeux, c’est bien son téléphone, lui-même toujours attaché à un chargeur transportable. Indispensable vu l’utilisation permanente qu’elle a de son téléphone. Il ne se passe pas une minute sans qu’une notification arrive, qu’une photo soit prise, qu’un message soit envoyé.
Tout est prétexte à poster un nouveau message, à prendre une nouvelle photo à chaque repas, une nouvelle selfie à chaque visite… Et toutes les applications y passent : facebook, line, whatsapp, instagram, et quelques autres qu’on ne connait pas…

 

Même au volant, elle n’arrête jamais. En voyant la densité et le chaos de la circulation dans Surabaya, c’est déjà un sacré exploit de rouler sans accrochage. Mais vissée au téléphone, on se demande vraiment comment elle fait :
– Et, ça se passe comment en cas de problème avec la voiture ? Vous avez une assurance ou quelque chose comme ça ?
– Non, non. On n’a rien. C’est trop cher.
– Et il se passe quoi alors si tu as un accident, si tu renverses quelqu’un ou rentre dans une autre voiture ?
– Oh, mais je fais attention, je conduis prudemment !

Et cela est dit le plus sérieusement du monde.

 

Cette addiction au smartphone est loin d’être un cas isolé en Indonésie. Le selfie stick fait désormais partie intégrante du contenu du sac à main d’une Indonésienne. Régulièrement des locaux se jettent sur nous pour se faire en prendre en photo avec un étranger. Et apparemment une photo avec un blond vaut plus de points sur les réseaux sociaux…

On est vraiment choqué par ce besoin incessant de parler tout le temps de soi, de rendre public chaque instant de sa vie. Tout autant d’ailleurs par le voyeurisme grandissant de ceux qui, de l’autre côté de l’écran, entretiennent ce serial sharing.

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Mall culture et emplois fictifs

Au retour de notre trip vers les monts Bromo et Ijen, Nhya nous a emmenés au cinéma dans le mall le plus luxueux de la ville. Moins de 48 heures après avoir rencontré les terribles conditions des porteurs de soufre du Kawah Ijen, nous voilà propulsés dans l’extrême inverse de ddec7aefe06d2d174ff0eb79dc3d4dabla société indonésienne. Un monde de boutiques de luxe où l’on vient se pavaner, de cafés « occidentalisés » où l’on consomme glaces et frites à toute heure de la journée, de galeries froides et aseptisées où l’on se prend en photo avant de se plonger dans son smartphone…

 

En même temps, il faut dire que Surabaya ne dispose pas d’un centre-ville commerçant à ciel ouvert comme on en a en Europe. Toutes les boutiques, tous les magasins sont donc regroupés dans ces malls disséminés aux quatre coins de la ville. Et c’est là que toute l’activité de consommation prend place, que les gens qui en ont le temps et les moyens se retrouvent, surtout le weekend.

 

Car en semaine, la vie à l’intérieur des malls est bien moins animée. A tel point qu’on se demande comment peuvent bien s’occuper tous ces employés. Vigiles, gardiens de parking, voituriers, personnel d’accueil, vendeurs dans les magasins, serveurs dans les restaurants… On voit une ribambelle d’employés qui sont là à attendre, à discuter entre eux, debout, sans que rien ne se passe. Et quand on entre dans un magasin ou un restaurant, ce sont cinq ou six personnes qui surgissent pour s’occuper de nous, et surement pour rompre l’ennui !

 

Séance ciné, comme dans un bon bus

Mais revenons-en à notre séance cinéma avec Nhya.

Le premier choc est thermique : il fait super froid dans la salle. Pour mon premier cinéma en tongs, ce fut une bien désagréable sensation ! L’hyperclimatisation est telle qu’il est possible (voire recommandé) de s’offrir une grosse couverture pour se tenir chaud pendant le film. D’ailleurs, le prix des places de cinéma diffère selon le siège que l’on choisit, et les places les plus chères offrent la fameuse grosse couverture, ainsi que des fauteuils inclinables ! Ne manquerait plus qu’une niaiserie pseudo-comique ou un gros film d’action ultra-violent pour se croire comme dans un bon bus de luxe asiatique finalement… Ah ben ça tombe bien, on est au ciné !

 

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Et l’avantage du ciné par rapport au bus de luxe, c’est qu’on a le choix du film.

Mais là, malheureusement, on a eu tout faux ! Car avec « The Revenant » on a choisi un film lent, pas trop violent – quoique – avec un contexte historique, de beaux paysages et d’incroyablement splendides images. Bref, un film chiant :).

Mais le pire dans tout cela, c’est qu’on a choisi un vieux film. Oui, un vieux film, c’est-à-dire un film sorti il y a plus d’une semaine… Car quel intérêt de publier avant, pendant et après la séance des posts sur un film sorti il y a déjà deux semaines ? Et dire qu’à l’époque, ce film n’était même pas encore sorti en France… Non vraiment, là, on a eu tout faux.

 

 

Une usine de cigarettes et un mariage dans une mosquée

Pour qui n’aime pas les malls, les magasins de luxe et les cinéma-congélateurs, Surabaya ne présente pas un intérêt touristique majeur. Ce n’est pas une ville très courue des visiteurs étrangers, touristes comme routards.

D’ailleurs, le seul endroit où on en a rencontré est l’usine Sampoerna qui produit des kretek , des cigarettes sans filtre, roulées à la main et parfumées au clou de girofle. L’histoire de ce produit-phare de la culture indonésienne contemporaine est retracée dans un musée, attenant à l’usine de production historique de Surabaya, elle-même attenante à la maison de famille de son inventeur, un vendeur ambulant chinois émigré en Indonésie au début du XXe siècle.

 

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Dans le musée règne une odeur très prenante de clou de girofle, en provenance de l’usine. Mais quand on parvient à s’en accommoder, il est très intéressant d’aller passer un moment dans la boutique souvenir au-dessus du musée. Pas pour les souvenirs, mais pour les grandes baies vitrées qui donnent sur l’usine en fonctionnement. Là, des centaines d’ouvriers et d’ouvrières y roulent les cigarettes à la main, coupent le tabac qui dépasse, empaquettent les cigarettes dans des paquets et les paquets dans des cartouches. Le tout avec une vitesse d’exécution et une dextérité incroyable, tels des robots aux gestes rapides, précis et cadencés. On a comme l’impression de voir un film en accéléré, et ça en donne presque mal au crâne. Vraiment impressionnant !

 

En revanche, le tour de la ville en bus proposé par le musée sur l’histoire du commerce à Surabaya nous a beaucoup moins passionnés. On a lâché prise !

 

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Beaucoup moins touristique, la visite de la grande mosquée n’était pas pour autant dénuée d’intérêt. Bien que très moderne, cette mosquée reste un magnifique bâtiment, joliment décoré. Et en plus, c’est là où Nhya et Tri se sont mariés ! En fait, au sein de cette immense complexe, de grandes salles de réception sont disponibles pour les fidèles, et sont fréquemment utilisées pour les réceptions de mariage. Pas bête ! Et en plus ça tombe bien car en ce dimanche matin, il y en a justement une dans l’une des salles. Au moment où Nhya nous laisse pour aller prier, on décide d’aller y jeter un coup d’œil. Juste par curiosité, voir à quoi ressemble un mariage en Indonésie. Loin de nous l’idée de nous incruster, même si notre timide arrivée coïncide avec les douze coups de midi…

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Eh bien vers midi, on est plutôt arrivé sur la fin. On a croisé de nombreux convives repartant dans l’autre sens, les restants étant majoritairement occupés à faire la queue pour congratuler les mariés et être pris en photo avec eux. Les mariés sont d’ailleurs magnifiquement habillés, dans des costumes traditionnels colorés, brillants et très élégants ! Ils sont sur une estrade, assis sur une sorte de trône très chic, avec ce qui semble être leurs parents assis à leurs côtés. Et ils subissent le long défilé des invités et des photos qui semble ne plus finir.
La réception, par contre, semble bel et bien terminée. Des assiettes et des restes de nourriture jonchent le sol, une fontaine de chocolat asséchée règne sur un buffet vide : ça sent la fin de l’orgie.

 

En retrouvant Nhya, on est impatient d’en savoir plus sur les coutumes du mariage à Java, à la mosquée de Surabaya. Dans l’idée, la réception dure environ deux heures. Les invités mangent debout, rapidement et autant que possible. Pour nombre d’entre eux, qui connaissent parfois à peine les mariés, c’est un peu la seule activité intéressante du mariage en fait. Le buffet comprend du riz, du poulet, des pâtes, des pizzas, des boulettes de viande… Bref, rien de très délicat, juste de la classique nourriture de rue indonésienne et de la nourriture plutôt occidentale bas de gamme.

 

La visite de la mosquée s’achève, comme à Bandung, par une vue panoramique depuis le haut du minaret. C’est l’intérêt des mosquées modernes : les minarets sont ici équipés d’ascenseurs ! De là-haut, Surabaya n’est pas si impressionnante que cela. C’est une ville très étendue, avec de nombreux quartiers résidentiels aux toits de tuiles rouges, d’où émergent parfois quelques grandes tours, de hauts immeubles eux aussi résidentiels mais surtout d’immenses malls.

Je pourrai aussi m’attarder sur quelques-unes de nos autres visites dans les environs de Surabaya. Par exemple, la visite de l’hôtel Majapathi et son aberrante climatisation qui tourne même dans les chambres vides, le musée de l’indépendance et ses explications brouillonnes dans un anglais plus qu’approximatif, la visite de la Banque d’Indonésie et ses machines à imprimer la monnaie, ou encore la balade en bateau sur la mangrove, une rivière-poubelle où les déchets l’ont emporté au détriment de l’écosystème local.

 

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Mais tout cela n’est finalement qu’anecdotique. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est notre rencontre avec Nhya et cette riche expérience d’une ville Indonésienne moderne à laquelle elle nous a généreusement donné accès. Sans elle, notre séjour forcé dans cette grande ville plutôt insipide aurait été, à n’en pas douter, bien plus fade.

Sacré personnage !

Et bien sûr, encore un grand merci à toi !

 

 



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