Hawaï, l’étape tronquée

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Une journée de voyage en rab

Ce 29 avril 2016 aura duré 47 heures. Notre journée la plus longue du voyage.

13076659_589483797892743_4557878758707994721_nElle a démarré par un joli lever de Soleil depuis la charmante plage de Lalomanu, à l’extrême Sud-Est d’Upolu, aux Samoa. Notre dernier lever de Soleil dans l’hémisphère Sud.

Ensuite, on a pris tranquillement la route pour l’autre bout de l’île, vers l’aéroport de Faleolo. Et quitté le Sud pour de bon, alors que le Soleil avait déjà largement amorcé son déclin dans le ciel Samoan.

 

13083291_589483807892742_6895089346048692634_nEt puis, à peine 6 petites heures plus tard, ou 17 heures plus tôt en tenant compte du décalage horaire, on débarque dans l’hémisphère Nord, à Honolulu. Heure locale, il est 0h30. Et on est toujours le 29 avril 2016.

Après un sympathique passage par l’immigration américaine – oui, ils étaient vraiment super sympas malgré notre beau visa iranien en plein milieu de notre passeport – et quelques heures de somnolence dans la moiteur de l’aéroport, on était paré pour notre deuxième lever de Soleil du jour, à Waikiki Beach cette fois. Une plage et une mer toutes aussi charmantes mais bien plus fréquentées que Lalomanu.

 

Mais notre objectif en arrivant à Hawaï n’était pas de profiter immédiatement des vagues de l’océan. D’abord, on voulait traiter un problème qui traînait depuis les Fidji : réparer l’ordinateur de Sandrine.

 

 

L’expert informatique Samoan

On avait d’abord tenté notre chance aux Samoa, un peu de manière désespérée, avouons-le. Surtout après un premier magasin d’électronique-informatique où la personne en charge des dépannages a pris peur en voyant le portable ultrafin que l’on cherchait à réparer.

« Non désolé, je ne peux pas toucher à ça« .

 

On a quand même fini par trouver quelqu’un qui a accepté de jeter un œil à la bête.

Pour nous, le problème était probablement matériel, et peut-être suffisait-il juste d’ouvrir l’appareil, de démonter les principaux composants, de les remonter et de refermer.

Malheureusement, en revenant chercher notre appareil le soir, grosse désillusion. Pas par rapport à la panne, mais par rapport au dépanneur : il n’avait ni réussi à ouvrir l’engin – faute de tournevis, ou de de doigts, assez fins – ni même à franchir l’étape du mot de passe, car le clavier était resté en français. Bonjour l’expert !

 

Du coup, on a abandonné l’idée d’utiliser cet ordinateur aux Samoa, et attendu d’arriver à Hawaï pour le faire réparer.

 

 

Le Geek Squad d’Honolulu

Honolulu est une grande ville moderne qui ressemble beaucoup aux cités Etats-Uniennes du continent. On y a d’ailleurs bien plus l’impression d’être sur le continent qu’à Hawaï. Et comme toute bonne ville américaine, elle a son lot de zones commerciales et de malls en tous genres.

Pour notre problème informatique, on nous a recommandé le Geek Squad, la branche dépannage électronique d’une grande chaîne de produits technologiques que l’on trouve partout dans le pays : Best Buy.

 

On en est convaincu, ils vont nous réparer ça sans problème. Reste juste à savoir en combien de temps, et pour quel prix.

Et après une bonne heure et demi de bus depuis notre hostel situé à l’autre bout de la ville, on se présente enfin au guichet du Geek Squad. Sans rendez-vous…

Heureusement, un interlocuteur a la sympathie de quand même s’occuper de nous. Mais il semble très occupé, court partout, fait trois choses en même temps pendant qu’on lui explique le problème et on ne comprend rien à ce qu’il marmonne. Mais on finit quand même par lui confier notre engin, et par payer le forfait « diagnostic + main d’œuvre » de 150 USD, hors taxes…

 

Ne reste plus qu’à visiter les environs en attendant le coup de fil de nos amis geeks.

 

 

Pérégrinations sur l’île d’O’ahu

O’ahu est l’île la plus peuplée et la plus urbaine de l’archipel d’Hawaï. Par contre, ce n’est que la troisième par la taille.

Honolulu, la capitale de l’Etat, s’étale sur toute la côte Sud de cette île. On y trouve une très grande zone portuaire, à la fois commerciale, militaire et touristique, et le seul aéroport international de l’archipel. Pour cette raison, O’ahu est surnommée localement : « The Gathering place », le point de rassemblement.

 

Pour les touristes, en revanche, le point de rassemblement s’appelle Waikiki. Une bande de 2,8 kilomètres de long sur 600 mètres de large, où sont concentrés une énorme quantité d’hôtels luxueux, une poignée d’hébergements un peu plus abordables, ainsi que de nombreux restaurants, cafés et commerces liés au tourisme balnéaire. Un peu dans la même idée que Miami Beach, en encore plus dense, plus luxueux mais quand même moins m’as-tu-vu.

 

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Waikiki Beach

Les 2800 mètres de littoral de Waikiki Beach laissent de la place à tout le monde pour profiter de la plage, tant sur le sable blanc que dans l’eau. Celle-ci offre d’ailleurs d’excellentes opportunités en matière de sports nautiques, pour le plus grand plaisir des nombreux paddle boarders et des surfeurs notamment.

 

De par sa position géographique à mi-chemin entre le Japon et la côte Ouest des USA, O’ahu attire également un grand nombre de touristes Japonais. Surtout en cette période de golden week, une succession de jours fériés qui constitue pour beaucoup de Nippons la plus longue période de vacances de l’année. Cela donne une population touristique assez éclectique dans tout le quartier de Waikiki. Une moitié d’Asiatiques (Japonais et Coréens) et une moitié d’Occidentaux (Nord-Américains et Australiens). Des sportifs, des fêtards, des amateurs de bronzette, des familles, des jeunes, des vieux… Une ambiance sympa finalement.

 

L’avantage de séjourner à Waikiki, c’est aussi qu’il s’y passe toujours quelque chose. Tous les soirs ou presque, on peut assister gratuitement à un spectacle de danses et chants folkloriques hawaïens, généreusement proposé par l’un ou l’autre des grands hôtels de luxe du quartier. Et quand un bateau de croisière de renom fait escale aux abords de Waikiki, on tire un feu d’artifice en son honneur.

 

 

On a aussi eu droit à des rassemblements de food trucks, et même un festival en l’honneur d’un produit alimentaire très apprécié des locaux, le Spam. Rien que cela.

Un événement culinaire sur lequel on reviendra bientôt !

 

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Mais la culture alimentaire hawaïenne, c’est bien plus que le Spam, et on peut en profiter partout et à tout moment dans l’archipel. C’est un mélange uniques d’influences venues d’Asie, du Pacifique et d’Amérique, couplé à une grande richesse de produits locaux. L’un d’entre eux a même un parc d’attractions en son honneur, situé dans le centre de l’île d’O’ahu. Je veux parler bien sûr du fruit le plus célèbre d’Hawaï, l’ananas !

 

 

Dole Plantation, show ananas

L’archipel d’Hawaï jouit d’un microclimat et d’une richesse minérale liée à son intense activité volcanique. Cela en fait un lieu particulièrement propice à la culture de nombreux fruits tropicaux, dont l’ananas.

 

Il y a un peu plus de 100 ans, James Dole, un immigrant en provenance du continent nord-américain, a senti le potentiel agricole du centre de l’île et utilise toutes ses économies pour y acheter un bout de terrain. Après quelques expérimentations, il finit par se lancer dans la culture de l’ananas. Son affaire marche bien et grandit rapidement. Elle commence par se diversifier avant de se développer à l’international. Et aujourd’hui, Dole Food Company est reconnu comme le premier producteur mondial de fruits et légumes, frais et en conserve.

 

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Une telle histoire, une telle success story, ne pouvait qu’inspirer… encore plus de business. Alors la plantation où tout a démarré a été transformé en site touristique. Une sorte de parc d’attraction familial dédié à l’ananas dans le but de vivre une authentique « Pineapple Experience »… et de consommer.

 

Si on veut rester dans la limite de gratuité, on peut se contenter d’une démonstration de découpe d’ananas. On y apprend aussi comment reconnaître un bon ananas d’un mauvais ananas. Et c’est bien agréable à la fin de déguster les succulentes tranches d’ananas fraîchement coupées.

 

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Quant à ce petit couteau bien pratique utilisé pendant la démonstration, vous le trouverez pour 15 USD à la boutique souvenirs.

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On peut aussi aller se balader dans un minuscule parc avec quelques plants d’ananas entourés de panneaux pédagogiques qui nous expliquent plein de choses sur ce fascinant fruit. Par exemple, saviez-vous qu’un plant d’ananas ne vit que 5 ans et ne produit que 3 fruits sur toute cette période ? Oui, cela requiert beaucoup de patience !

 

 

Bon, et maintenant, vous en voulez plus ? Et bien il va falloir raquer. Par exemple, en prenant le « Pineapple Express », un petit train qui fait le tour de la plantation historique, tout en se faisant narrer les exploits du sieur Dole : « A votre droite, des ananas, c’est la plus grande plantation du monde. Et aussi les meilleurs ananas du monde. Si si. Et sur votre gauche, vous voyez ces cacaotiers ? Figurez-vous qu’ils produisent le meilleur chocolat du monde, rien que cela. Et ces caféiers ? Ils donnent un breuvage au goût unique… »

 

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Encore plus ? Alors on peut acheter un billet pour visiter, à l’aide d’un audio-guide, le superbe jardin de plantes tropicales et endémiques du site. C’est vrai que c’est joli et intéressant.

Encore plus ? Bon, nous on s’est arrêté là, mais si vous voulez, vous pouvez encore aller vous balader dans le labyrinthe. C’est le plus grand du monde en plus !

 

Et bien sûr, pour finir, il y a le restaurant et le « Pineapple shop ». Plein de goodies, de souvenirs et de produits alimentaires « locaux » à déguster sur le chemin du retour, le tout à prix exhorbitant. Par exemple, 5 USD pièce (hors taxes !), l’ananas censé être récolté à 100 mètres de là. Il ne faut quand même pas exagérer…

 

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Pearl Harbor, histoire et grandeur de l’US Army

Il n’y a pas que pour les ananas que les Américains sont les plus forts du monde. Leur flotte militaire n’est pas en reste. Pourtant, tout avait mal commencé.

 

Petit rappel historique :201605 - Hawai - 0078

Le 7 décembre 1941, les vils Japonais attaquent sournoisement, par les airs et par la mer, la flotte américaine stationnée dans la baie de Pearl Harbor. Une dizaine de navires, une centaine d’avions et plus de 2000 martyrs périssent dans cette tragédie. Un événement qui marque le réveil du géant, l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le Pacifique contre le Japon.

En moins de quatre ans, à l’aide des meilleurs navires, des meilleurs sous-marins et des meilleurs soldats du monde, les défenseurs de la liberté finissent par triompher. Non mais quel toupet ces Nippons quand même !

 

Aujourd’hui, la vocation première du site de Pearl Harbor, géré par le service des Parcs Nationaux Américains, est le souvenir. Le souvenir de cette attaque, de ce tournant de l’histoire, et de ces héros morts avant même le début de la guerre.

Et malgré un soupçon de parti pris patriotique, volontairement exagéré juste avant, cela est fait de manière fort instructive. Un éclairage précieux est porté sur cette partie de la seconde guerre mondiale souvent délaissée chez nous.

 

A 8 heures piles, un événement nous sort brusquement de nos lectures. Le monde vient de s’arrêter autour de nous. Main sur le cœur ou au garde à vous, la tête bien droite et l’air sérieux, tout le monde – personnel, militaires et visiteurs – s’est figé pour assister au lever de la bannière étoilée et écouter l’hymne américain. Impressionnant.

 

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Plus tard, sur le USS Arizona Memorial, là même où repose le navire du même nom coulé en ce jour tragique, on décide de s’approcher d’un groupe de visiteurs, rassemblés autour d’un homme assez âgé. C’est en fait un bénévole, retraité de l’US Navy, qui vient partager ses connaissances sur cette période de l’histoire. Cette guerre-là, il n’y a pas participé, il était encore trop jeune. Mais il en est néanmoins passionné et répond avec plaisir et moult détails à toutes les questions que lui posent les visiteurs. Un témoignage particulièrement intéressant, autant dans le fond que dans la forme. Un regard, certes orienté, mais qui fait la richesse des Parcs Nationaux.

 

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En dehors de cela, l’immense Parc comprend trois autres attractions, toutes payantes, liées à l’US Army : le musée de l’aviation du Pacifique, le sous-marin USS Bowfin et le navire de guerre USS Missouri. Mais en seulement une journée sur place, on a à peine eu le temps de visiter les deux derniers.

 

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D’abord, l’USS Bowfin. Après notre visite d’un sous-marin russe à Vladivostok, il fallait bien qu’on visite un sous-marin américain, par souci d’équité. L’avantage, c’est qu’ici, on a mieux compris ce qu’on voyait car ce n’était pas écrit tout en russe. Vie à bord, technologie, fonctionnement, organisation et missions de l’appareil : la visite nous a donné un aperçu global de l’univers assez fascinant des sous-marins de guerre. Et puis, on a pu se persuader que les sous-marins américains, et leurs équipages, étaient les meilleurs du monde.

 

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Ensuite, l’USS Missouri. Malheureusement, il ne nous restait plus qu’une heure pour visiter ce gigantesque musée, ce dédale de petits couloirs et de petites pièces haut de 8 étages, ce bâtiment de guerre à la pointe de la technologie où pouvaient vivre et travailler jusque 2700 personnes ! Autant dire qu’on en n’a pas vu grand-chose en si peu de temps. Juste ce qu’il faut pour comprendre pourquoi la marine américaine était la meilleure du monde. Elle aussi.

 

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Notons également que c’est sur ce bateau qu’a été signée la reddition japonaise en septembre 1945, mettant officiellement fin à la seconde guerre mondiale. Voilà qui boucle la boucle de cette période bien sombre de l’histoire. En tout cas pour ce qui concerne les Etats-Unis.

 

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Diamond Head et Hanauma Bay, deux cratères pour le meilleur de la nature

Diamond Head est un cratère parfaitement circulaire qui s’est formé lors d’une simple éruption volcanique, il y a 300 000 ans. Accessible à pied de puis Waikiki, c’est un site de randonnée qui attire une grande foule de marcheurs. Surtout pour le lever de Soleil.

 

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Et une fois arrivé en haut, au bord du cratère, on peut jouir d’une superbe vue panoramique sur Waikiki et la côte Sud d’O’ahu. Ou encore prendre plein de nouvelles selfies, pour le plus grand plaisir des nombreux touristes asiatiques en cette saison.

 

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Hanauma Bay est un autre cratère sur la côte Sud, mais à une vingtaine de kilomètres de Waikiki. En bord d’océan, il a été rempli par les eaux très claires du Pacifique, offrant un décor particulièrement spectaculaire sous un grand ciel bleu.

Le fond du cratère abrite aujourd’hui une incroyable population de coraux, et la faune aquatique qui en est dépendante. Notamment ces énormes poissons-perroquets bleus qui s’attaquent violemment aux coraux. A tel point que même sous l’eau, on les entend mordre dedans ! Un paradis pour le snorkeling.

On n’avait pas pris l’appareil photo ce jour là pour aller à la plage mais on vous met une photo du net car cet endroit restera le plus beau des îles du Pacifique à nos yeux.

 

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Photo : hanaumabaysnorkeling.com

 

North Shore, l’escapade sauvage sur la côte Nord

La partie Nord de l’île diffère grandement des fastes de Waikiki. On y trouve une côte bien plus sauvage et abrupte, violemment découpée par les flots rugissants du Pacifique Nord. Le paradis des surfeurs. Certains villages, comme Hale’iwa, ont même gardé une ambiance vintage, type spot de surf des années 1960.

 

 

C’est aussi la meilleure partie de l’île pour déguster les mets préférés des surfeurs hawaïens : la shave ice (sorte de glace « râpée ») et les (crevettes à l’ail).

 

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Et c’est finalement ici qu’on a pu se rattraper de notre échec samoan de snorkeling avec les tortues. La mer était agitée, mais les tortues géantes étaient bel et bien là, juste à côté de nous, et dans leur habitat naturel. Magique.

 

 

 

Le retour du Geek Squad

Au milieu de ces journées bien remplies, nos amis du Geek Squad ont donné signe de vie. Fièrement, ils nous ont annoncé que notre ordinateur était réparé et qu’on pouvait aller le chercher.

Chouette, c’est parti pour 3 heures de bus de ville aller-retour. Et arrivé au magasin, l’appareil démarre au quart de tour… par un écran bleu !

« Non, c’est normal ça, c’est parce qu’on a du l’arrêter anormalement. Pas de souci« .

Effectivement, juste après, il redémarre correctement.

 

« Il y avait un petit virus, et un fichier système avait disparu. On a solutionné tout ça. On a vérifié les composants, tout va bien« .

Suspicieux, on repart quand même avec. Et le soir même, on constate qu’il ne fonctionne guère mieux qu’avant. Super les geeks.

 

Alors le lendemain, on y retourne. Trois nouvelles heures de bus de ville. Là, un interlocuteur prend enfin le temps de nous écouter, et constate de lui-même le problème.

« Ah, mais si c’est un problème matériel, comme vous le pensez, on ne peut pas réparer cela ici. Il faudrait l’ouvrir, et ça nécessite une salle à atmosphère contrôlée et des nano-outils. Il faut envoyer votre appareil dans le Kansas. Ça prendra environ 3 semaines« .

 

Super les mecs. Ils ne l’avaient donc même pas ouvert. Ça fait plaisir. 150$ HT on rappelle.

Et toutes ces nouvelles ne nous enchantent guère. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire maintenant ?

 

 

Aller sur les autres îles ?

O’ahu, on en a un peu fait le tour après tout cela. Notre plan au départ, c’était d’y passer juste quelques jours avant d’aller nous poser 2 semaines sur Big Island, la plus grosse île de l’archipel, pour avancer sur la rédaction du blog tout en faisant un peu de tourisme. Car Big Island est une île volcanique très active, avec des cratères en éruption continue, des coulées de lave… et plein de chouettes sites pour la randonnée et le snorkeling.

 

Sauf qu’Hawaï est le seul archipel du monde (donnée non vérifiée) où il n’y a pas de transport maritime de passagers ! Rien. Hallucinant, non ?

Pour aller sur une autre île, il n’y a qu’un choix : prendre l’avion. Et ça coûte la peau des fesses. Hors taxes. Sans compter le coût de la vie, de l’hébergement et des transports sur l’île, bien plus hauts que la moyenne du reste du pays.

 

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Alors que faire ?

Payer très cher pour quelques jours seulement sur Big Island ? Bof.

On avance la prochaine étape et on va tout de suite en Alaska ? Ça ne solutionnera pas notre problème informatique. Et puis, la saison estivale n’a pas encore démarré là-bas, les déplacements risquent d’être compliqués. Surtout sans tente ni voiture…

 

Du coup, on a décidé d’aller sur le continent. A San Francisco, où Sandrine a un ami d’Ecole qui a eu la gentillesse d’accepter de nous recevoir au pied levé. Encore merci Loulou !

Et puis si on ne trouve pas quelqu’un pour réparer cet ordinateur dans la Silicon Valley, ce serait à désespérer, non ?

Mais finalement même pas besoin de Silicon Valley, Loulou aura suffi. Peu après notre arrivée impromptue, dans son salon – dont il ne contrôle pas l’atmosphère – et avec ses petits tournevis – qui ne sont pas nano – il a démonté, soufflé dessus et remonté l’ordinateur. Une affaire pliée en 20 minutes.

Et depuis, la machine tourne comme une horloge !

 

Quant à Big Island, nous avons à regret abandonné le doux rêve de Sandrine de faire griller un steak sur de la lave en fusion. A grand regret, surtout pour un bête problème d’ordinateur. Mais un jour viendra…

 

 

 

 



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