Bilan – Et si on vidait nos sacs maintenant ?

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Juste avant notre départ, nous avions décrit dans cet article le matériel que nous allions emporter avec nous et les raisons de nos choix. Nous voici maintenant arrivés à la fin de cette aventure, et après deux ans sur les routes avec ce matériel, nous avons une idée précise de ce qui nous a servi ou non, de ce qui nous a manqué ou non, de ce qu’on a dû racheter.

 

Voici donc notre retour d’expérience sur le contenu de nos sacs-à-dos.

 

Pour commencer, on peut dire que d’une manière générale nous sommes satisfaits des choix que nous avions fait lors de nos préparatifs.

On ne va pas se lancer dans un commentaire fastidieux et ennuyant de chaque vêtement / objet emporté avec nous, mais se focaliser sur quelques points qui nous semblent pertinents, ou curieux.

 

Les sacs à dos

Nous sommes partis chacun avec un grand sac de 60L et un petit sac de randonnée de 25L. C’est une bonne combinaison, même si marcher avec le petit sac devant est assez inconfortable et fatigant pour les épaules. L’idée de ranger le petit dans le grand pour marcher est alléchante mais cela implique d’avoir un petit sac souple et pliable. Or nous avons vraiment apprécié avoir un sac renforcé pour randonner et surtout pour protéger nos ordinateurs et l’appareil photo des chocs.

60L pour le grand sac était parfait : juste assez grand pour pouvoir ajouter quelques affaires glanées ci et là.

Le compartimentage des sacs est essentiel pour faciliter le rangement et pouvoir accéder facilement à un objet particulier. D’ailleurs, Sandrine, qui avait plus de poches dans son sac, avait toujours fini de remballer ses affaires bien avant Benoît.

 

A noter aussi que le vieux sac-à-dos Quechua de Benoît, acheté en 2011, a très bien tenu le choc du voyage, et sert même encore aujourd’hui. On a seulement eu à remplacer une fois une fermeture éclair, juste avant de partir en Antarctique.

 

Les petites choses qui nous ont été bien utiles

  • Housse intégrale et étanche pour notre grand sac à dos : pour protéger notre sac de la pluie lorsqu’on marchait, de la poussière dans les soutes de bus et pour éviter que les différents lanières se prennent dans les tapis roulant des aéroports.
  • Plusieurs petits sacs étanches : pour ranger tous les produits liquides de la trousse de toilette, pour les pique-niques, pour protéger l’électronique. Ca a permis de limiter les dégâts lorsque par deux fois un shampoing s’est ouvert pendant un trajet.
  • Housses pour vêtements : pour les garder bien pliés, pour pouvoir sortir facilement un habit sans tout déranger et surtout un gain de place indéniable dans nos sacs puisque tous nos habits pouvaient être contenus dans une grande et une petite housse.
  • Ziploc : un pour protéger le passeport et quelques-uns d’avance pour ranger diverses choses en cas de besoin.
  • Cuillère-fourchette pliable : super pratique pour pique-niquer ou manger dans la rue.
  • Couteau de poche bien aiguisé : bien mieux qu’un couteau suisse pour découper du saucisson ou des légumes par exemple. Ce dernier nous a été quelques rares fois utile pour les fonctions décapsuleur, tire-bouchon, ouvre-boite et ciseaux.
  • Collant thermique et haut thermique : ne pas sous-estimer la fraicheur des nuits en camping ou le froid en altitude, même dans les pays dit « chauds ». Ces deux sous-couches ne prennent pas beaucoup de place et nous ont souvent apporté une chaleur bienvenue. A compléter avec un bonnet et des sous-gants dans certains pays.
  • Buff : Benoît l’a toujours dans sa poche. Multifonction il protège, entre autres, le cou ou les oreilles du froid et la tête des coups de soleil
  • Une serviette et un paréo (en plus des serviettes de toilettes) : utiles pour s’allonger et se sécher après une baignade dans un lac ou l’océan sans ramener plein de sable dans sa serviette de toilette. Le paréo est très pratique pour servir de paravent :)
  • Des aiguilles et du fil : il y a toujours un moment où les habits se déchirent… Et si vous avez des chaussettes à raccommoder, le bouchon d’un déodorant à bille fait un parfait œuf à repriser.
  • Dédoubleur jack : pour pouvoir mettre deux paires d’écouteurs sur un même ordinateur. Parfait pour regarder un film dans un lieu partagé ou ne louer qu’un audioguide pour deux. Attention toutefois à avoir deux paires d’écouteurs de qualité équivalente. Car parfois il peut arriver que sur un même appareil, on entende très bien avec une paire et très mal avec une autre.
  • Smartphone : Nous n’avons pas acheté de cartes SIM locales dans les différents pays que nous avons traversés. Les rares fois où nous avons dû appeler quelqu’un nous avons toujours trouvé un passant qui nous a prêté son téléphone. Et nous avons quasiment toujours trouvé du wifi quand nécessaire ou anticipé si besoin. Quant aux fonctions GPS et navigation, elles ne sont absolument pas nécessaires : il y a toujours eu un local pour nous aider à trouver notre chemin.

Néanmoins les fonctions « smart » de notre téléphone ont été très pratiques pour :

  • montrer des documents sans avoir à les imprimer (billet d’avion, passeport, …)
  • Prendre en photo des horaires de bus, des mots de passe wifi, des cartes, ses visas, … pour les utiliser ultérieurement ou en garder une copie
  • Accéder brièvement à Internet sans sortir les ordinateurs dans des lieux publics
  • Communiquer via Whatsapp avec nos hôtes de Couchsurfing, nos amis, nos familles
  • Avoir des cartes hors ligne avec Google Maps (pratique quand on visite une ville).
  • Convertir des devises
  • Télécharger et utiliser des audio guides dans certains musées / monuments

Par ailleurs, les fonctions « non smart » de notre téléphone nous ont été indispensable pour faire des paiements sur Internet (code de sécurité envoyé par SMS) et en tant que réveil.

Et pour ceux qui ont un iPhone et qui veulent changer de carte SIM, une épingle à nourrice permettra d’ouvrir le compartiment où est rangé le SIM.

  • Un carnet et un stylo : rien ne vaut cette bonne vieille méthode pour récupérer une adresse, prendre des notes rapidement ou converser en faisant des dessins…
  • Des photos papier de nos familles : nos hôtes, surtout quand il s’agit de familles, sont vraiment curieux de nous connaître et de savoir comment c’est chez nous, si on a une famille qui nous attend en France… Alors, rien de tel que quelques photos pour en discuter plus simplement, surtout avec la barrière de la langue dans certains pays.

 

Les petites choses très pratiques qu’on a ajoutées sur la route

  • Un sac en bandoulière : en tissu, léger et pliable. Pratique pour se déplacer en ville ou sortir le soir sans avoir un sac sur le dos.
  • Un marqueur : le premier nous a été offert par quelqu’un qui nous a pris en stop au Canada, pour nous permette d’écrire des panneaux. Depuis, on en a toujours un dans notre sac avant de faire du stop. Quant au panneau, il est souvent aisé de récupérer un bout de carton au supermarché ou de réutiliser un emballage alimentaire
  • Deux boites en plastique : De style Tupperware. Cela nous a permis de préparer des salades ou autres plats à emmener en pique-nique ou à protéger de la nourriture fragile.
  • Des petits pots à épices de camping : Un pour le sel et le poivre, l’autre pour le sucre et la cannelle. Ça évite de se traîner des dosettes qui peuvent prendre l’humidité, et ça prend beaucoup moins de place que de gros sachets. Parfait pour cuisiner dans les hostels ou en camping.
  • Filtre à eau : remplace les pastilles Micropur sans ajouter de goût javellisé ni prendre trop de place. Parfait pour les randonnées ou pour assainir l’eau du robinet (sauf en Inde ou dans les villes où il y a un risque de contamination par métaux lourds).
  • Bâtons de marche : Soulagent vraiment les genoux dans les montées et les descentes.

 

Les petites choses qu’il a fallu acheter pour certains pays

  • Des moustiquaires de visage, indispensables lorsqu’on débarque en été au… Groenland !
  • Des oreillers, un gros surplus de confort pour nos deux mois de truck et de camping en Afrique de l’Est
  • Du produit contre les fourmis, indispensable pour camper dans les prés ou la savane en Afrique de l’Est
  • Un adaptateur électrique pour prises Namibiennes et Sudafricaines, car même notre adaptateur dit « universel » ne rentrait pas dans ces prises-là !
  • Des foulards et des vêtements amples, pour s’adapter aux codes vestimentaires de l’Iran ou de certaines zones d’Indonésie, mais aussi pour entrer sur des sites religieux en Ethiopie, en Turquie, en Russie ou en Inde
  • Du matériel de snorkeling et chaussures pour marcher dans l’eau, pour profiter de l’exceptionnelle beauté des fonds marins aux Philippines, en Indonésie, aux Fidji, aux Samoa ou à Hawaï

 

Les petites choses qu’on a emmenées pour rien

  • Lessive en feuille : On avait parlé des produits déshydratés ici. Celui-là n’est vraiment pas concluant. On n’a pas l’impression que quelques feuilles soient suffisantes pour réellement laver les habits.
  • Bouchon d’évier universel : Comme on s’est offert le luxe de ne quasiment jamais faire de lessive à la main, on ne s’en est pas vraiment servi, surtout que les lavabos ont en général une bonde. Et la fois où on a voulu l’utiliser, il n’était pas de la bonne taille.
  • Sangles : on pensait qu’on en aurait besoin un jour, et puis finalement non.
  • Pantalon de pluie : on ne l’a eu qu’une fois sous la main quand il s’est mis à pleuvoir. Par contre les capes de pluie ont servi.
  • Gepalemo : un guide international de conversation sous forme de livre d’images. Apparemment on est assez bon en mimes car on n’a jamais eu besoin de le sortir. Par contre les « cartes arachide » nous ont bien servi pour nous faire comprendre dans les restaurants ou stands de rue.
  • Skype Wifi : Nous avions un an de connexion gratuite sur le soi-disant million de bornes du réseau Skype Wifi. Malheureusement on n’en a trouvé qu’une, à New-York, et on n’a jamais réussi à s’y connecter.

 

Pertes et vols

On a eu notre petit lot d’oublis et de larcins, mais on peut quand même estimer avoir été très heureux pendant ces deux années sur ce point. Récapitulatif :

  • La veste coupe-vent de Sandrine, oubliée à La Banquise, la célèbre « poutinerie » de Montréal. Il faut dire qu’après avoir mangé leur poutine, il n’y a pas plus de raison d’avoir froid ! Du coup, on l’a remplacée par une fausse softshell mal taillée, achetée… 3 mois plus tard, en Bolivie.
  • Une bouteille de Coca portant le prénom « Sandie », subtilisée dans le frigo d’un hostel de Cancun, au Mexique. On ne l’a pas remplacée…
  • Notre appareil photo, dérobé par le jardinier de notre hôtel à Dangriga, au Belize. Heureusement, après une matinée de recherche dans le jardin, on a fini par le retrouver !
  • Les courses pour notre dîner (des œufs, des légumes et du fromage), dépouillées dans le frigo de notre hostel de Granada, au Nicaragua. On a dû finir, passablement énervés, dans un des rares restaurants ouverts ce dimanche soir.
  • Le duvet de Benoît, mystérieusement disparu dans un bus bolivien. On en a racheté un au Chili, quelques semaines plus tard.
  • Du gros scotch brun pour colis : honteusement réquisitionné par la douane éthiopienne
  • Un foulard, négligemment laissé une première fois dans un restaurant d’Addis Abeba, mais récupéré quelques jours plus tard, puis définitivement oublié dans notre auberge tokyoïte.
  • Notre carte bancaire, gauchement abandonnée par Benoît dans un distributeur à la gare de Surabaya, en Indonésie. Sans doute le cas le plus pénible, entre les démarches pour essayer de la retrouver, puis finalement faire opposition et s’en faire renvoyer une autre, à l’autre bout du monde !

 

Ah, l’électronique…

Plus que les pertes et vols, c’est surtout l’électronique qui nous a causés pas mal de fil à retordre.

Petit historique, pièce par pièce :

  • La tablette de Benoît : elle est tombée en panne le jour même de notre départ. Impossible de la démarrer ! Après une grosse dizaine de jours dans le magasin d’un dénommé Ali, on a fini par la récupérer en état de marche, moyennant 55£. Mais depuis, elle tourne bien, hormis le clavier et le chargeur, qui commencent à donner des signes de faiblesse.
  • L’Iphone de Sandrine : on lui a déjà changé sa batterie par deux fois, à Paris, lors de notre retour l’été dernier (car la première batterie vendue était en fait à plat). On lui a aussi fait poser une protection solide flambant neuve à Vladivostok. Puis on a rechangé de batterie une fois à San Francisco, avant qu’il nous lâche définitivement à un mois de rentrer. On a donc fini par racheter un smartphone low-cost aux USA.
  • Le PC portable de Sandrine : il a commencé à planter de temps en temps dès la Mongolie. Mais c’est aux Fidji qu’il s’est vraiment mis à déconner sérieusement. Après un non-diagnostic aux Samoa, et une fausse réparation à 157 $ au Geek Squad d’Honolulu, c’est finalement ce bon Loulou qui nous l’a réparé à San Francisco, en le démontant et le remontant sur sa table de salon. Depuis, il fonctionne de nouveau parfaitement.
  • L’appareil photo de Sandrine : non seulement on a tenté de nous le subtiliser au Belize, mais il est progressivement tombé en lambeaux – tout du moins d’un point de vue esthétique – tout au long du voyage. Il nous a fallu quelques rouleaux de scotch d’électricien noir (ou vert…) et heures de rafistolage pour qu’il reste en état.

 

Et pour finir, le top de nos achats « flop » sur la route

  • Du maté et une « bombilla », achetés à Iguaçu mais en prévision d’exporter cette chouette coutume dans le Transsibérien, en Russie. Malheureusement, entre temps, le maté s’est complètement désintégré en poudre, et notre technique de préparation s’est sans doute dégradée, donnant lieu à un mélange imbuvable. Un grand moment de solitude !
  • Des sandales pour Benoît. Achetées dans un magasin Bata au Malawi, et déchirées deux jours plus tard au Zimbabwe.
  • Des sandales pour Benoît, bis. Achetées à Madagascar, mais censées avoir été fabriquées en Allemagne. N’ont duré que 3 mois.
  • Un jeu de cartes, acheté à Madagascar. N’a servi qu’une seule fois, en Mongolie.
  • Un adaptateur pour prises japonaises, oublié dans un bar le surlendemain
  • Un pantalon de style « balinais » pour Sandrine, durée de vie : une semaine


2 commentaires sur “Bilan – Et si on vidait nos sacs maintenant ?


     Stéph a écrit :

    22 septembre 2016 à 14:20

    Top votre retour d’expérience sur vos affaires en voyage.
    Merci !


       Frisita (voyagepartageetpotage.com a écrit :

      26 septembre 2016 à 13:00

      Merci Steph, on se disait que ça compléterait bien les articles de préparatifs qui, après tout, ne sont que des suppositions sur ce dont on a besoin… :)

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